Le language du changement
12 mars 2019

Derniè­rement, j’ai pensé à toi davantage. Ça m’a pris tout ce temps pour réaliser que tu n’avais peut-être pas compris un mot de mes missives passées. Je ne voulais peut-être pas que tu me comprennes. Maintenant je le veux. Je souhaite que tu saches que je peux penser à toi dans toutes les langues, même celles que je ne maîtrise pas, même celles que j’ai hâte d’inventer — ou réinventer —, car tous les mots jamais écrits ne contien­dront jamais le sens que tu apportes encore à ma vie.

Je chasse peut-être des papillons invisibles. Ou peut-être que deux cœurs ont-ils leur propre language qui prend vie au moment précis de leur première rencontre. Peut-être t’es-tu sentie submergée ce jour-là ; peut-être l’es-tu encore ; nous n’étions pas prêts à partager autant de profondeur dans des eaux qui l’étaient si peu. Ce fut mon cas ; ça ne l’est plus, je suis prêt, qu’importent les mots, qu’importent les lettres et qu’importe le temps que prendra ma voix pour atteindre ton âme. Au delà de nos erreurs et de nos malen­tendus vit ma confiance pendant que le temps, avec la grâce qu’on lui connaît, traduit nos distances en cet espace insécable qui unit notre Monde.

— Un ami qui te voit du bien

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