entre taire et si elle…
21 juin 2018

Je ne t’enverrai pas cette carte par respect pour le silence qui honore l’air pur que nous avons respiré. Je ne te dirai pas que tu me manques dû à la force de ta présence en chaque seconde qui s’égraine. Je ne t’espère pas, je te souhaite et rends grâce au tout-ou-rien qui n’a jamais brisé la vérité de notre lien.

J’ai revu ton visage ce matin. C’était faire face aux tatouages sacrés que je porte sous ma peau. Mes sens se sont emplis d’un océan de larmes, mêlant joie et contrition en une baïne d’amour qui m’emporta très au large de nos peurs amères.

Retrouver pied. Gagner la rive. Cette victoire ! Là où l’eau a besoin de la terre. Là où les flammes sont jumelles. Où la puissance agit. Où la nature sourit au Divin. C’est possible. C’est. Car nous sommes un. Nous existons par le miracle de l’autre ; parmi ses éclats et ses ombres brille un lien qui vit. — Vois qui tu es. Ose t’écrire. On entendra alors les notes que tu lies.

— Un ami qui te voit du bien