À la auteur
4 septembre 2019

Je ne serai jamais à la hauteur des mots — la pente est trop verti­gi­neuse. La prochaine carte sera blanche ; je reprends ma liberté et te décharge du poids de mon cœur où réson­neront pour toujours notre battement et toute la puissance de conju­gaison des êtres.

Car nous sommes d’abord cela : des êtres humains, égaux en tout et pour tous, convaincus par illusion que nous devons faire humains pour exister ou pour plaire. Je t’ai écrit par peur d’oublier nos traits d’union ; je l’ai fait pour affronter mes failles et les écrits vains.

Je ne te reverrai possi­blement plus, mais quoiqu’en décide l’univers, mon regard ne saura jamais se taire. Je te vois du bien, je te vois du lien et je resterai heureux de mon rien, ce vide étour­dissant où sans coup férir je saurai rebâtir les aurores de l’homme que tu pries d’être un auteur d’âme. De cette parole naîtra un cri qui révèlera ce Tout qui — plus que lui — nous relie.

— Un ami qui nous voit du bien